“La paix qui s'obtient par autre chose que la paix,
cette paix-là, ce n'est pas la Paix”

                                                                        (Zhuang Zi)

   La violence m'interpelle


important: lire la page précédente: IRONIE et SARCASMES            - NB: Un résumé est proposé en fin de page   clic >>>

Quand un être instinctif recherche des victoires,
c'est pour combler son "vide intérieur": avide de ressentir la vie en lui,
il interprète inconsciemment sa sensation de manque
comme un désir nécessaire et impétueux, une exigence de vivacité naturelle,
un besoin quantitatif de nourrir son existence avec une sensation vitale
     (note 1)
telle une «substance» revigorante dont ses réflexes veulent le remplir pour se requinquer.

Or s'il s'appliquait plutôt dans la quête de qualités morales,
il parviendrait sagement à réparer son défaut d'harmonie intime:
la COHERENCE (paisible) allant de pair avec la force de la vertu (et non pas de la violence)
il dissiperait son malaise en apaisant ses envies chaotiques.
           remarque >>>

Mais il confond l'être et l'avoir.

Alors jaloux d'obtenir la maîtrise de sa subsistance,
il pense d'une façon exclusive:
«Ce que tu as pris, je ne peux plus l'avoir»
«Si tu remportes la victoire, je ne l'obtiens donc pas...»
«Si tu détiens la vérité,
c'est toi qui la possèdes à ma place»
           remarque >>>
(sans même se rendre compte
que tout le monde pourrait y accéder ensemble
sans problème de partage).
Son moi s'opposant au non-moi,
il pense que «pour avoir raison,
il faut que les autres aient tort»,
             >>>  L'habitude de s'opposer et contredire peut devenir systématique<<< NB 
donc cet esprit de contradiction    («penser, c'est dire non»)      (note 2)
l'oppose (jalousement) au reste du monde    («l'enfer, c'est les autres»).      (note 3)

II perçoit chaque épreuve personnelle comme un affrontement    («je vais riposter»),
«une épreuve de force» en vue de dominer    (il veut détenir le pouvoir pour s'affirmer).
L'énergie primitive estime confusément    («si tu perds, je gagne»)
que la joie réside dans les conquêtes    («si je gagne, je suis heureux»)
et que le bonheur peut s'obtenir jalousement en luttant contre les autres,            remarque >>>
(ou peut-être contre soi-même); il est donc sur le qui-vive:
«je me bats»
pour la paix...!!! (au lieu de faire des efforts.)
Cette erreur de langage montre qu'il est toujours sur la défensive,
et toujours prêt à riposter: «je vais punir les responsables de mon malheur».
Or ce réflexe agressif nous révèle la souffrance d'un homme trompé par son inconscient,
qui se révolte du fait qu'il ne s'aime pas lui-même,
(inconsciemment il se sent fautif, voire rejeté, exclu du monde)
car il ne reconnaît pas sa propre vertu d'être authentique: il ressent un manque coupable,
car ses pensées superficielles ignorent l'amour de sa vérité profonde.

Le délinquant renie son origine puisqu'il en bafoue la signification:
Au désir de maîtriser sa cohérence personnelle
se substitue l'envie de «dominer la situation»
en subordonnant le monde qui l'entoure,
plutôt que contrôler ses propres pulsions désordonnées
.
     (voir: Hegel)
Ainsi, au lieu de manifester la COHERENCE nécessaire à la vraie vie,
il trahit son essence bienveillante par le biais d'une idée détournée,
donc il se trompe lui-même en décrétant sa (pseudo) vérité séparée (de l'univers).

Sa mauvaise conscience prétend que «la fin justifie les moyens» pour s'exprimer
- «c'est normal, la violence, c'est naturel» -
comme si «normal» était synonyme de «bien»
(priorité à l'efficacité, peu importe l'authenticité).
           remarque >>>
En réalité son esprit s'abandonne aux réflexes immatures
dont le désordre obscurcit la conscience
en laissant les forces instinctives prendre le pouvoir
(il récoltera ce qu'il a semé en reniant l'authenticité).

Pourtant la violence n'est souvent rien d'autre
qu'un dernier recours pour remettre en question
la manière de construire progressivement une société organisée:
elle montre du doigt ceux qui, jusque là,
ont prétendu régenter la vie des autres
sans faire l'effort de bien les écouter.
Donc l'homme violent ne désire pas nécessairement porter atteinte à l'humanité.
                         >>>  Le défoulement soulage provisoirement, mais ce n'est pas une guérison!

Mais au lieu de prendre du recul pour accéder à la sagesse des consultations paisibles,
il laisse chaque mécontentement bestial envenimer sa colère    («je vais sévir»).
Son écart contredit le sens même de l'existence    («j'obtiendrai réparation»)
puisque la violence et la haine ne construisent absolument rien.
IL SACCAGE L'HARMONIE
A LAQUELLE IL ASPIRE
TOUT AU FOND DE SON ETRE.

Il saborde son destin transcendant:                (note 4)
       >>>  C'est comme si on donnait un coup de pied dans un téléviseur dans l'espoir d'améliorer le programme!                
Tant qu'on prétend détruire pour mieux construire ensuite,
la paix n'est jamais présente
et les conflits se perpétuent de génération en génération...
      remarque >>>  Le défoulement soulage provisoirement, mais il ne nous guérit pas de nos problèmes: au contraire:
C'est comme si on donnait un grand coup de pied dans une TV en panne dans l'espoir qu'elle fonctionne mieux!    <           
Incapable de s'informer dans la sagesse du détachement,
le primitif calcule    («vous allez me rendre des comptes»)
car il considère chaque «rapport» de cause à effet
comme l'objet d'une spéculation captatoire    (il se passionne pour AVOIR).

Comptant sur des succès capables de guérir    (les réussites nous encouragent)
les blessures cachées de leur inconscient,    («si je gagne, ça ira mieux»)
les égoïstes vindicatifs se lancent des défis    (chaque espoir de triomphe procure une stimulation)
auxquels leur immaturité est fière de riposter férocement
(«la force de ma COHERENCE est supérieure à la tienne»)            remarque >>>
en s'imaginant vainement que la vie n'est que compétition,
et qu'«on ne se pose qu'en s'opposant» comme pour se venger:
plutôt que d'asseoir les bases d'une évolution paisible et harmonieuse,
leurs idées se figent au lieu de progresser,

puisque chaque revanche renchérit les égoïsmes
pour obtenir un prétendu «gain moral»    (c-à-d le sentiment d'un bénéfice).
         «Je suis fier de moi.»         
Car chacun désire que «ça lui rapporte quelque chose»    (notamment une impression de vitalité)
au détriment des autres: l'instinct veut profiter.

                >>>  Les belliqueux s'obstinent dans leurs mauvaises habitudes au lieu de s'en purifier :                                 
Emporté par la tyrannie des automatismes qui l'enflamment,
l'homme violent espère instinctivement     («on verra que ma vérité est puissante»)
que la «supériorité» de son ego revanchard aiguillonné par la jalousie
(«je te rends la monnaie de ta pièce»)
puisse démontrer la force de sa cohérence personnelle
à l'encontre d'autrui    («je vais punir les coupables»).
Il n'est pas du genre à «tendre l'autre joue» pour calmer le jeu.
Au contraire, il se rebiffe:

«C'est moi qui ai raison», donc «je vais leur donner une leçon».
Le véritable courage serait d'accepter de mourir au nom de la paix, comme Jésus, c-à-d en refusant de se battre.   <

Mais son attitude égoïste est vaine*:
     (note 5)

“Ce qui distingue la fausse morale de la saine morale:
la première ne cherche qu'à remédier au mal
tandis que la seconde veille à ce que les causes n'en existent point.”

                                                                
(Aphorismes sur l'art de vivre, E.Kant)
             remarque >>>  L'ego perpétue ses mauvaises habitudes, il les renforce au lieu de travailler à perfectionner son être.
En général la répression amplifie les hostilités
  (elle ajoute de la haine à la haine)              <                                
car en s'opposant ainsi à l'uni-vers des concertations paisibles,
l'ego se rebelle contre le sens profond de la Vie
  « Ne dis pas: je lui ferai comme il m'a fait,                                 <
au lieu d'exprimer l'harmonie essentielle
          je rendrai à chacun selon ses oeuvres » (La Bible, Proverbes, 24-29)
du
PRINCIPE FONDAMENTAL DE L'EXISTENCE.


Pourtant chacun voudrait maîtriser les repères de sa COHERENCE,    («je répare l'injustice»)
depuis la brute épaisse    («je cogne, je domine, j'assure»)
jusqu'à l'intellectuel aveuglé    (cf: l'existentialisme)
au point d'espérer supplanter son propre principe d'origine
(«l'existence précède l'essence»).
   voir: immanence et déterminisme

Cependant seule l'authenticité apporte le vrai remède au chaos.
Lorsqu'on est en paix avec soi-même, on accède à la plénitude de la
cohérence intime,
on évite d'entrer en conflit avec les autres:    (il n'y a plus de sensation de vide!)
cela montre la supériorité de l'intelligence véritable
qui se manifeste sincèrement à travers
l'authenticité de la VRAIE VIE,
quand un coeur intègre offre sa résonance à l'uni-vers.

Ainsi, à l'opposé des gesticulations instinctives,
la FOI paisible aspire à forger en nous-mêmes
                       >>> Ne pas confondre foi et croyance <<< NB                         
les qualités spirituelles profondes d'un esprit DETACHE.
Cette vertu tranquille nous invite à participer au progrès harmonieux de l'humanité
parce qu'elle désire l'éclosion de l'amour universel   (dans la bienveillance du juste)
qui s'efforce d'accorder chacun avec l'ensemble.


“Si deux groupes de croyants se combattent,
rétablissez la paix entre eux.”
                                                                 
(Le Coran, Sourate XLIX)

La bonne foi conduit l'ego à lâcher prise:
le DETACHEMENT permet à l'esprit de prendre du recul
pour réharmoniser nos pensées fracturées et retrouver une plénitude confiante
en nous libérant des réflexes d'attachement - méfiants car désespérés -
         (voir: ATTACHEMENT)
qui morcellent systématiquement la conscience. Ces débordements nous désorientent
- LA VIOLENCE, C'EST L'EXPLOSION AVEUGLE DE SON CHAOS INTIME -

car leur voracité incohérente voile la logique du coeur,

par la rupture inconsciente du cheminement déductif.
     (voir: Le rire, comment ça marche?)

Mais tandis que l'intelligence de l'uni-vers
permet de connaître, de comprendre,
donc de s'accorder en vérité avec les autres,
l'être primitif se livre à la ruse des instincts («chacun pour soi»)
avides de profits personnels,
(«je veux être le maître du jeu»)...
ce qui engendre des conflits.

Dissimulés derrière le carcan artificiel d'une cohésion apparente,
certains groupes voudraient que les hommes continuent
à se comporter comme une meute de loups
dans la balourdise tribale de l'obéissance au plus «fort» des égoïstes.
    
(voir: mondialisation)

LA VIOLENCE EGOISTE S'OPPOSE A L'INTELLIGENTE HARMONIE DE L'UNI-VERS.


C'est par confusion entre l'ETRE et l'AVOIR
     (voir: le fruit défendu)
que chacun (ou presque) veut posséder des trophées victorieux,
détenir, prendre, engloutir pêle-mêle ces souvenirs jaloux
qu'il mémorise en tant que repères réconfortants, «vivifiants» mais immodérés.
(«Quand mon prestige montre que je domine, alors je me sens en sécurité»).


“Le méchant passe dans l'angoisse tous les jours de sa vie.”
                                                                        (La Bible, Job - 15 -)
                remarque >>>  Quand on est de bonne foi, on a confiance en soi.                                                    

Inconsciemment, ce primitif doute de lui car il a perdu le sens de sa réalité profonde.
La peur instinctive de manquer de vie
se traduit par la crainte de disparaître
parce que les esprits faibles réduisent l'existence
à son reflet dans le regard d'autrui   
(cf: Huis clos, J.P. Sartre, voir note 3)
qui leur procure la sensation de leur réalité effective.

Le paraître lui procure le sentiment d'AVOIR un laisser-passer,
voire une armure pour se protéger
contre ceux qui voudraient nous «posséder du regard».
Les autres n'accèderont pas à notre vérité intime,
mais seulement à l'uniforme, cette illusion d'optique normative...

Les instincts affichent donc ostensiblement ce qu'ils détiennent
(«j'ai la mainmise sur tout cela»)

pour AVOIR l'air de maîtriser leur COHERENCE,
estimant que leur succès prouvera qu'ils ont raison:
«Admirez la force que je représente» (pense le policier comme tout délinquant).
Leur fierté les emprisonne dans le «qu'en dira-t-on ?».
     (voir: liberté)
Ils s'attachent donc aux apparences (superficielles)
plutôt qu'à leur Vérité profonde,
ce qui relègue leur conscience chaotique
à la PERIPHERIE DE L'ETRE
loin de la source d'origine
de la BONNE FOI.

Ce processus sentimental les enferme par un égoïsme méfiant
qui instaure des barrières pour défendre ce moi fragile:
ils redoutent la honte    («l'enjeu, c'est ma réputation»)
car le statut qu'ils montrent n'est guère qu'un artifice pour se rassurer
(«Ma réussite prouve que je maîtrise la situation»)
dans un contexte de mascarade puisqu'ils n'hésitent pas à bluffer.


En général, les délinquants se dupent eux-mêmes en s'enivrant d'orgueil

car cette fière image n'est qu'une enveloppe mensongère qui fausse leurs jugements
(elle assujettit leur libre arbitre au mépris systématique de l'existence authentique)
en les séparant du noyau fondamental de l'ETRE vrai:
leur souci de l'apparence les trompe parce qu'elle voile leur propre coeur.
     (note 6)
Elle les condamne à la MAUVAISE FOI tributaire des sentiments multiples,
donc asservie à des sensations disloquées, c-à-d à toutes les impressions de vie «intense»,
(dans leur désordre aveuglant)
lesquelles trahissent la VERITE profonde en éclipsant sa vertu cohérente.
Il en résulte des divisions, inconscientes de la Cause Première:
(«le challenge m'excite, je vais m'éclater»)
l'incohérence des illusions jalouses engendre un chaos intérieur (un éclatement)
qui s'oppose violemment à l'harmonie - à la fois intime et universelle -
à laquelle aspirent les gens de BONNE FOI, motivés par leur Vertu transcendante.


Le malaise qui s'installe est toujours prêt à exploser en multipliant les convoitises exacerbées,
comme un réflexe plaintif qui se révolte contre la Vie,
(c-à-d contre l'enchaînement naturel des causes et des effets depuis l'origine)
et qui s'acharne en désespoir de Cause... à vouloir justifier son incohérence.
(«Le monde n'est qu'une foire d'empoigne»).

La hargne peut conduire au suicide: «Ma vérité aura raison de la RAISON...»
Ainsi donc le délinquant s'imagine pouvoir accéder au bonheur (illusoire) d'une cohérence frelatée.



Tandis que LA FOI ESPERE EN L'ETRE PAISIBLE,   
LA VIOLENCE SE REVOLTE EN DESESPOIR DE CAUSE.   
HAUT   BAS                                                  Cliquer pour voir le résumé en bas de page >>>                                           

Notes:
(1) Selon Schopenhauer, le «vouloir-vivre» nous dirige (cf: Le monde comme volonté, 1818)
et génère des souffrances.

Nietzsche (1844-1900) fait remarquer que (dans ce bas monde)
«Vivre, c'est essentiellement dépouiller, blesser,
violenter le faible et l'étranger, l'opprimer,
lui imposer durement ses formes propres,
l'assimiler, ou tout au moins l'exploiter».

T. Hobbes (1588-1679) écrivait: «L'homme est un loup pour l'homme.»
(Précisons que dans nos sociétés actuelles,
les prétendus "forts" sont généralement des faibles d'esprit, et non des créatifs.
D'autre part, l'emploi du mot "essentiellement" est ici discutable.)      (retour 1)

(2) on objecte souvent: «quand tout le monde dit la même chose, on ne pense plus rien».(cf Montaigne)
En effet, les forces primitives ont besoin d'oppositions bien tranchées
pour faire basculer la conscience avant d'établir une opinion plus nuancée
(thèse, antithèse, synthèse: cf la dialectique de Hegel, 19° siècle).
Alain a érigé ce processus contradictoire en méthode (20° siècle):
«Une idée que j'ai, il faut que je la nie: c'est ma manière de l'essayer.»
Mais déjà Descartes (1637, Discours de la Méthode) doutait systématiquement
en vue d'avancer progressivement vers la complexité

et Spinoza avait renchéri (en 1662) en déclarant «toute définition est une négation»
(cf: Traité de la réforme et de l'entendement).
Or il s'agit là tout simplement de dénoncer les incohérences.
Malheureusement, les esprits superficiels pensent en TOUT ou RIEN,
sans accéder à la diversité subtile des esprits matures, profonds, et nuancés,
parce que leur «moi» instinctif s'oppose systématiquement au «non-moi»,
ce qui finit par aveugler la conscience.       (retour 2)

(3) Comme leur foi trop faible ne leur permet pas de se suffire à eux-mêmes,  >>> Ne pas confondre foi et croyanceNB
la plupart des hommes vivent sous la dépendance du regard d'autrui (cf: Huis clos, de J.P. Sartre, 1944)
ce qui les conduit à des révoltes récurrentes, parce que leur attachement les emprisonne,
et ils en souffrent (ils redoutent la honte).
En revanche, le sage est libre à cet égard
parce qu'il est fort de sa cohérence intérieure authentique,

qui lui permet de vivre dans le détachement.      (retour 3)

(4) Ce qui se défait ne serait que l'interruption provisoire de ce qui se fait
à l'égard (du potentiel) d'un univers prometteur de cohérence et d'amour.
En fait, sous la pression de ses automatismes immatures,
l'instinct voudrait asservir la conscience
pour ne plus subir les contraintes permanentes de notre Raison:
son impatience éclate quand l'esprit est trop étroit
pour contenir les envies capricieuses, donc trop débordé
pour harmoniser la vie intérieure.
(Au sujet du «mouvement du temps», lire Bergson.)      (
retour 4)


(5) vain: étymol. “vide de sens”.
Tandis que la sagesse éducative s'efforce d'avancer vertueusement
dans le sens du progrès paisible de l'humanité,
la répression fait marche arrière en exacerbant les rancoeurs,
par des représailles qui alourdissent l'ambiance déjà chaotique
avec des incitations à la haine vengeresse
qui s'imagine la justice comme un commerce de sentiments compensatoires
  « Ne dis pas: je lui ferai comme il m'a fait,
(«je te rends la monnaie de ta pièce»).
                     je rendrai à chacun selon ses oeuvres » (La Bible, Proverbes, 24-29) 
En revanche, l'homme sage ne cherche pas à régenter la vie des autres ni à punir,
car il y voit le premier des délits, celui de polluer la planète avec des idées malsaines
puisque cela revient finalement à vouloir mettre en prison tous les malades
(auxquels on reproche leur mauvaise santé psychologique)
pour faire du «dressage»
ce qui détruit à coup sûr toute authenticité.
Pour l'Etre profond, chaque faute est déjà pardonnée
avant-même d'avoir été commise.
Malheureusement la police perpétue des rapports de soumission-domination
qui rabaissent l'homme au rang de bête sauvage
au lieu de propager l'esprit d'amour et de paix.

«La paix qui s'obtient par autre chose que la paix,
cette paix-là, ce n'est pas la Paix
» (Zhuang Zi)
.
     (retour 5)

(6) Les utopies désorientées par l'orgueil (cf: Nietzsche) s'éloignent de la vraie vie:
les illusions conduisent parfois au nihilisme désespéré du terrorisme kamikaze,
parce que les croyances sectaires se séparent du noyau fondamental de l'uni-vers authentique,
essentiel à l'amour inconditionnel et au respect de la Vie.
              remarque >>>


“C'est contre Dieu que tu tournes ta colère.”
                                                                        (La Bible, Job - 15 -)


Obéir aveuglément à des dogmes (donc d'une manière robotique)
ce n'est rien d'autre que de la mauvaise foi
(qui cherche à se déresponsabiliser): «je n'ai fait qu'obéir aux ordres».     (retour 6)
HAUT   BAS

RESUME

(psychologie de la violence dans la guerre, le terrorisme, et la délinquance)

Nous aspirons tous à la COHERENCE nécessaire à notre vérité,
donc à son caractère absolument universel.
Cependant, pour l'instinct, la sensation d'exister est un objet de convoitise.
Aussi, pour maîtriser les repères sentimentaux de ses idées personnelles,
l'égoïste primitif veut dominer le monde, ce qui génère des conflits:
                           remarque >>>
s'il désire imposer son point de vue (séparé de l'uni-vers),
- donc assujettir les autres en établissant la suprématie de sa "vérité à lui" -,
c'est pour se sentir en sécurité, comme si les remises en questions risquaient de l'anéantir.


Au lieu de s'ouvrir aux autres en vue d'un accord,
il se ferme par crainte de se vider de ce qu'il est, c-à-d de ses sentiments et de ses habitudes primitives.
L'instinct a peur de manquer de vie: («tu m'empêches d'avoir ce que tu as pris»)
et il se réfère à ses sensations jalouses de posséder, maîtriser, triompher.
Alors il s'inquiète du "qu'en dira-t-on?" pour avoir l'impression d'exister,
donc il s'attache aux apparences superficielles:   ça devient automatique.
         remarque >>>
Méfiant, il est toujours sur la défensive, car il craint de disparaître    («tu me voles la vedette...»).

S'iI s'oppose (donc jalousement) aux autres, c'est parce qu'il confond l'être et l'avoir:

il perçoit ses émotions comme un bagage d'énergie vitale nécessaire à sa subsistance
(voir "le fruit défendu")   car ce sont des impressions de vie (dont il se nourrit).
Il s'identifie aux sentiments contenus dans son «moi», et il évalue la réalité
à la mesure de ses automatismes possessifs:
il considère l'existence comme un avoir (assimilé) contenu en lui,
un trésor sentimental qu'il protège en "ripostant" avant même d'avoir été attaqué... («le monde n'est qu'une foire d'empoigne») - une nourriture primordiale -.     (voir "Genèse")
Son mécanisme de pensée défensive devient souvent agressif en considèrant
que «la meilleure défense, c'est l'attaque»... Machinalement
ses réflexes nous menacent, comme un chien qui grogne d'avance pour qu'on n'ose pas venir lui prendre son os!

La colère obscurcit la conscience parce qu'elle constitue une révolte contre la vie.
HAUT
La Coexistence pacifique (PERROUX)
LIBERTE      
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Les vertus (qualitatives)
de nos aspirations supérieures
sont obscurcies par les forces instinctives
(polarisées sur l'avoir).




Les vertus (qualitatives)
de nos aspirations supérieures
sont obscurcies par les forces instinctives.
(polarisées sur l'avoir).







L'instinct veut détenir des repères
pour maîtriser sa cohérence personnelle.
Il veut posséder des sentiments
lui procurant la sensation d'exister:

il veut AVOIR au lieu d'ETRE.






L'instinct veut détenir des repères
pour maîtriser sa cohérence personnelle.
Il veut posséder des sentiments
lui procurant la sensation d'exister:

il veut AVOIR au lieu d'ETRE.








Avide de sensations, l'instinct jaloux
(«tu m'empêches d'avoir ce que tu possèdes»)
est incapable d'imaginer une vie sans conflit.
NB: A ce sujet, lire Denis VASSE






Avide de sensations, l'instinct jaloux
(«tu m'empêches d'avoir ce que tu possèdes»)
est incapable d'imaginer une vie sans conflit.
NB: A ce sujet, lire Denis VASSE





Cet automatisme jaloux
s'oppose systématiquement aux autres
par un processus inconscient
avide de sensations et de sentiments.






   
Cet automatisme jaloux
s'oppose systématiquement aux autres
par un processus inconscient
avide de sensations et de sentiments.
L'instinct veut (jalousement) dominer
pour «maîtriser» sa cohérence personnelle
au détriment de l'uni-vers.
Il se bat au lieu de rechercher la quiétude.
Lors de certaines compétitions, sur les gradins,
certains cultivent la haine:
La hargne exacerbée autour des stades  (piètre maîtrise!)
par des gens instinctifs   (« je suis hors de moi »)
montre bien ce venin agressif qu'ils entretiennent en eux.






L'instinct veut (jalousement) dominer
pour «maîtriser» sa cohérence personnelle
au détriment de l'uni-vers.
Il se bat au lieu de rechercher la quiétude.
Lors de certaines compétitions, sur les gradins,
certains cultivent la haine:
La hargne exacerbée autour des stades  (piètre maîtrise!)
par des gens instinctifs   (« je suis hors de moi »)
montre bien ce venin agressif qu'ils entretiennent en eux.






L'instinct veut (jalousement) dominer
pour «maîtriser» sa cohérence personnelle
au détriment de l'uni-vers.
Il se bat au lieu de rechercher la quiétude.
Lors de certaines compétitions, sur les gradins,
certains cultivent la haine:
La hargne exacerbée autour des stades  (piètre maîtrise!)
par des gens instinctifs   (« je suis hors de moi »)
montre bien ce venin agressif qu'ils entretiennent en eux.




Quand on se laisse gouverner
JALOUSEMENT
par les instincts avides de sensations,
l'ego s'oppose à autrui systématiquement:

on considère la vie comme un combat,

et l'amour devient marchandage.







Quand on se laisse gouverner
JALOUSEMENT
par les instincts avides de sensations,
l'ego s'oppose à autrui systématiquement:

on considère la vie comme un combat,

et l'amour devient marchandage.


L'instinct veut d'autant plus triompher
qu'il est dépendant du regard d'autrui.
Il se bat au lieu de rechercher la quiétude,
et c'est souvent pour parader.











L'instinct veut d'autant plus triompher
qu'il est dépendant du regard d'autrui.
Il se bat au lieu de rechercher la quiétude,
et c'est souvent pour parader.

Prisonnier des apparences,
l'égoïste se ment à lui-même:
il est de mauvaise foi

puisqu'il renie l'authenticité.
Il ne respecte pas les autres.









Prisonnier des apparences,
l'égoïste se ment à lui-même:
il est de mauvaise foi

puisqu'il renie l'authenticité.
Il ne respecte pas les autres.



L'authenticité participe au jaillissement
de l'amour et de la paix.











L'authenticité participe au jaillissement
de l'amour et de la paix.











La FOI authentique participe au jaillissement
de l'amour et de la paix.











La FOI authentique participe au jaillissement
de l'amour et de la paix.
















Dès lors qu'on exerce une contrainte sur autrui,
on s'oppose à son authenticité,
donc on se met en porte-à-faux à l'égard de l'uni-vers.
Dans ces conditions,
on ne peut plus se prétendre de bonne foi.







Dès lors qu'on exerce une contrainte sur autrui,
on s'oppose à son authenticité,
donc on se met en porte-à-faux à l'égard de l'uni-vers.
Dans ces conditions,
on ne peut plus se prétendre de bonne foi.





































Dès lors qu'on manipule autrui,
on s'oppose à l' authenticité,

donc on se met en porte-à-faux
à l'égard de l'uni-vers.
Dans ces conditions,
on ne peut plus se prétendre
de bonne foi.













Dès lors qu'on manipule autrui,
on s'oppose à l' authenticité,

donc on se met en porte-à-faux
à l'égard de l'uni-vers.
Dans ces conditions,
on ne peut plus se prétendre
de bonne foi.













Certains fanatiques s'imaginent une multitude de vierges
supposées les attendre dans l'autre monde...
Encore faudrait-il qu'ils soient eux-mêmes
vierges de toute pensée malsaine,

donc qu'ils respectent la Vie!






Certains fanatiques s'imaginent une multitude de vierges
supposées les attendre dans l'autre monde...
Encore faudrait-il qu'ils soient eux-mêmes
vierges de toute pensée malsaine,

donc qu'ils respectent la Vie!






Le moi primitif veut exercer son emprise sur autrui
par crainte de manquer de vie,

parce qu'il confond l'être et l'avoir.









Le moi primitif veut exercer son emprise sur autrui
par crainte de manquer de vie,

parce qu'il confond l'être et l'avoir.

















Les mauvaises habitudes s'installent en nous
machinalement: «Et maintenant ce n'est plus moi qui le fais»
et la colère violente peut devenir un réflexe

qui sera difficile à contenir. (La Bible, Romains 7-17)







Les mauvaises habitudes s'installent en nous
machinalement: «Et maintenant ce n'est plus moi qui le fais»
et la colère violente peut devenir un réflexe

qui sera difficile à contenir. (La Bible, Romains 7-17)
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