Conformément au cadre fixé par Bahá'u'lláh,
les Bahá'ís ont, pour gérer leurs affaires, établi un système original
d'assemblées librement élues
qui bousculent les idées reçues sur les limites de la démocratie.
(...)Bien que nettement
supérieure à tout autre système conçu à ce
jour, la démocratie, telle qu'elle est
pratiquée aujourd'hui, connaît ses propres
difficultés.
A l'Ouest, malgré ses succès, le
multipartisme semble de plus en plus
faire la preuve de ses limites. Dans de
nombreux pays, la corruption, le
dénigrement, les campagnes négatives,
le vote faussé et l'indifférence ont
provoqué un tel désintérêt des électeurs
que toute l'intégrité du système se
trouve menacée.
A l'Est, les premiers balbutiements de
la démocratie sont menacés par une foule
de problèmes et de pressions, dont le
manque d'expérience, les tensions
ethniques séculaires et les aspirations
culturelles opposées ne sont pas les
moindres.
De plus en plus de personnes se
demandent quelle forme de gouvernement
est encore viable aujourd'hui. En marge
du débat, la communauté mondiale bahá'íe
propose une solution originale.
Conformément au cadre administratif fixé
par Bahá'u'lláh, elle gère ses affaires en
s'appuyant sur un système d'assemblées
librement élues qui bousculent les idées
reçues en matière de démocratie et de
possibilité d'atteindre une vraie justice.
Le système combine les meilleurs
éléments d'une démocratie de base à une
coordination rendue opérationnelle à
l'échelle planétaire. Il encourage la
sélection de dirigeants intègres et prévoit
un système de contrôle qui évite la
corruption. Ses principes de base
établissent un équilibre original entre la
liberté individuelle et le bien collectif.
Bien que sous de nombreux aspects ce
système soit semblable à d'autres
svstèmes d'élection, d'administration et
d'organisation démocratiques, il apparaît
globalement très différent. Le processus
d'élection, par exemple, exclut toute sorte
de campagne ou de candidature.
Pourtant, il offre à chaque électeur la
possibilité la plus large possible de choisir
son candidat.
La prise de décision au sein des
Assemblées bahá'íes est également
particulière; il n'y a pas d'attaque de
"l'adversaire" mais une recherche du
consensus qui met d'accord les divers
candidats au lieu de les diviser.
L'Ordre administratif
En fait, l'identité de la croyance et de
la pratique bahá'íes tient autant dans la
certitude de l'existence d'un plan divin
pour l'administration de cette Foi que
dans ses doctrines spirituelles et sociales.
"Dans quelque pays que ces
gens résident, il doivent se
comporter envers le
gouvernement de ce pays avec
loyauté, honnêteté et fidélité"
(Bahá'u'lláh).
Ce système d'organisation est appelé
"l'Ordre administratif". Il est considéré à
la fois comme un système d'administration
des affaires de la Foi elle-même et comme un système d'avenir
pouvant être facilement adopté par
d'autres formes d'administration et d'organisation.
Fondé sur un ensemble de principes
communs en matière électorale et de
prise de décisions, le système est
organisé autour d'Assemblées librement
élues aux niveaux local, national et
international. Cette hiérarchie confie le
pouvoir de décision au niveau le plus bas
possible - et constitue ainsi un véhicule
unique pour la démocratie tout en
assurant un degré de coordination et
d'autorité débouchant sur la coopération
à l'échelle mondiale.
(Extrait de la brochure "Les Bahá'ís")
A noter: Bahá'u'lláh préconise d'obéir aux dirigeants de votre pays.
Il aurait donc fallu se rendre complice de Néron, Hitler, Saddam Hüssein, et de toute la clique des tyrans de ce monde...
parce que, selon Bahá'u'lláh, ces gens sont inspirés par le monde céleste.