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JALOUSIE PRIMITIVE
Nos réflexes sont conditionnés
par des mécanismes primitifs de récompenses et de punitions.
Nos sensations agréables témoignent de notre aptitude à la COHERENCE,
notamment quand des succès viennent prouver notre efficacité
(«j'ai raison»).
Puisque les expériences réussies nous encouragent dans la vie confiante
en nous emplissant d'un sentiment d'espoir,
(« je suis compétent, donc je suis optimiste »)
nous aimons "faire des réserves de bonheur"
en considérant nos bons souvenirs comme un AVOIR précieux
constitutif de notre harmonie intérieure.
NOUS VOULONS ACCUMULER DES REPERES DE COHERENCE.
Tandis que l'être supérieur désire participer à l'intelligence créative de l'uni-vers,
ce qui suppose d'aimer et d'être aimé dans le détachement
(voir: AMOUR ET CONSCIENCE)
pour que tout le monde s'accorde à devenir porteur de sens,
les instincts ne voient là que le fait de donner et recevoir - une sorte de commerce -
car les forces primitives sont immatures:
On parle de «gérer» l'amour... comme si c'était un budget!
leurs pulsions n'engendrent que des réflexes intéressés
et des calculs qui nous polarisent sur l'avoir.
Quand un quartier à problèmes manque d'amour, <<< NB
les prétendus «spécialistes» déclarent qu'il faudrait débloquer un budget...
Car pour eux le cœur n'est qu'affaire d'argent.
Il n'y a pas d'acte instinctif "gratuit", ni d'élévation à la transcendance
dans ces automatismes de nutrition, de reproduction routinière, et de réactions défensives.
Les instincts gouvernent des couches de conscience rudimentaire
«Vous avez livré vos membres comme <
par le biais des sensations qui nous conduisent à l'attachement.
esclaves à l'impureté (...)» (La Bible Romains 6-19)
Nous sommes ainsi avides de toute référence valorisante,
(«je suis reconnu\e»)
et de toute impression d'acquérir un "plus" («j'ai du succès»)
que nous assimilons à un "carburant" qui nous prodigue du dynamisme vital,
tel une nourriture énergétique que nous convoitons jalousement
(note 1)
par peur de manquer de vie.
remarque >>>
Notre stock de souvenirs institue la subsistance de notre système de référence:
Mais comme on thésaurise sans cesse des points de repères pour en faire provision,
cet amas de sensations personnelles constitue un ego brouillon,
une pseudo-cohérence individuelle faite d'automatismes
(inconscients) qui nous morcellent
et qui nous séparent de l'uni-vers (conscient de sa signification).
remarque >>>
Le primitif méprise l'éducation aux aspirations supérieures.
Il ne respecte que l'avoir et ses signes ostentatoires.
<
“On ne peut rien fonder sur l'opinion,
il faut d'abord la détruire.”
(Gaston Bachelard)
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Même nos pensées
(comme «deux et deux font quatre»)
ne sont souvent rien d'autre que des réflexes acquis
par la mémoire qui engrange machinalement (à la différence de l'esprit créatif)
mais qui oublie le sens d'origine de l'existence,
dont le souffle (qualitatif) tend à nous porter vers la cohérence.
Ainsi, sous l'emprise des mécanismes primitifs,
les êtres instinctifs confondent l'être et l'avoir.
(voir: FRUIT DEFENDU)
Il en résulte un attachement à des sentiments qui obscurcissent leur conscience.
Ils s'imaginent jalousement que chaque succès des autres
(«tu m'as soufflé la vedette»)
retire quelquechose à leur propre qualité d'être
(«tu m'empêches d'avoir ce que tu as pris»)
parce qu'ils distinguent mal le qualitatif du quantitatif.
La psychologie primitive veut préserver les apparences.
<
En effet, ils n'ont pas encore suffisamment développé
leur faculté de raisonner
pour élucider leurs incohérences et harmoniser leur vie intérieure,
en accord sincère avec l'intelligence de l'uni-vers
(des gens matures).
Leur pensée superficielle semble considérer
que la vie n'est rien d'autre
qu'un ensemble de sensations,
qu'ils accumulent pour
AVOIR LE SENTIMENT D'EXISTER,
comme c'est le cas à travers le regard d'autrui.
remarque >>>
Par conséquent ils jouent souvent un rôle pour se faire remarquer
(voir: LIBERTE)
(«je veux ressentir davantage d'impressions pour vivre intensément... dans les apparences»)
mais du même coup ils doutent, ils craignent de disparaître,
c-à-d de ne plus pouvoir «faire impression»
sur ceux qui leur procurent ce ressenti de vie:
dans une jungle de ragots enchanteurs...
<<< NB
(méfiance) alors il leur arrive d'être timides
(manque de confiance)
donc ils sont la plupart du temps sur la défensive
(peur des critiques négatives)
car eux-mêmes se culpabilisent inconsciemment.
remarque >>>
Ils s'inquiètent de leur image, ils se devinent douteux,
car ils se séparent du centre fondamental de l'être
puisqu'ils négligent leur vérité profonde au profit du «qu'en dira-t-on?»,
donc ils se sont trahis eux-mêmes, et ils ne méritent plus leur propre estime...
Mais tout cela est trop pénible à clarifier,
l'inertie du quotidien conduit à ignorer l'importance de l'authenticité...
remarque >>>
Le primitif n'hésite pas à sauver la face avec des mensonges!
Conscient de son lien avec la source originelle de l'être,
l'être authentique est naturellement original
tandis que l'égoïste s'attache plutôt aux conventions artificielles,
et y perd sa lucidité.
L'être primitif recherche souvent le tape-à-l'oeil luxueux:
tandis que les 2/3 de l'humanité vivent dans le dénuement,
remarques >>>
il oublie la remarque de Proudhon (“la propriété, c'est le vol”)
car il craint systématiquement (de ne pas être à la mode par exemple et)
d'être rejeté,
(donc de ne plus recevoir sa provision affective) - alors il veut posséder, maîtriser, dominer -
et cette attitude superficielle restreint sa créativité (il s'attache aux apparences)
puisqu'il s'enlise dans la routine ordinaire des illusions stagnantes
qui se perpétuent par automatismes inconscients.
Le primitif s'habitue à ruser, tricher, mentir... «Je maîtrise les repères de ma cohérence...»
<<< NB
L'instinct mémorise donc les souvenirs des causes et des effets,
mais en les mélangeant comme dans un réservoir insensé.
Par analogie avec la plénitude que leur procure la nourriture,
certains cherchent à s'emplir* d'une forte impression de subsistance...
Ignorant la grâce du don, ils comptabilisent:
considérant qu'il faut mériter ce qu'on reçoit,
ils pensent que même l'amour se négocie
(note 2)
comme si les affections étaient une marchandise.
(Le perfectionnisme accumule des «bons points»
par un calcul inconscient qui assimile l'être à l'avoir).
“Elève les êtres, nourris-les
Sans chercher à les asservir.”
(Dao De Jing / Tao Te King - ch 10)
|
Dans leurs calculs ils confondent la notion de juste sentiment
(reflet du réel)
avec les émotions (perturbations qui affectent leur conscience immature
au point de fausser leur discernement) qu'ils thésaurisent.
Ne pas confondre: <<< NB
- la bienveillance sincère et gratuite car détachée,
- la comédie qui profite des faibles en détresse pour s'imaginer toute puissante .
Ils se laissent donc emporter par les remous de leurs conflits intimes,
et leur gesticulation instinctive les conduit à des révoltes
qui s'opposent à la FOI en leur propre VERTU D'ETRE
(«si je suis contesté, je m'insurge parce que le monde me rejette»,
et «puisque le monde me renie, je renie l'univers.»)
Ce processus égoïste les sépare de leur propre cœur
c'est-à-dire qu'ils construisent une barrière méfiante
entre leurs idées superficielles
(reléguées à la périphérie de l'être)
et leur noyau fondamental
(en acord avec l'amour essentiel de l'uni-vers).
remarque >>>
Chacun pressent que cet amour pourrait panser bien des plaies,
tandis que son absence augmente la délinquance.
L'amour véritablement détaché ne se laisserait pas contaminer par le malheur.
<<< NB
Chaque nouveau comportement
peut se comparer à une couche de peinture récente
qu'on ajoute par dessus les anciennes,
pour camoufler nos vieux problèmes,
par crainte des malaises et des douleurs
(dans ces conditions, on ne s'aime pas soi-même).
Notre psychologie s'imagine qu'elle progresse,
mais rien ne s'améliore en profondeur
(dans le sens de l'authenticité)
si on redoute la désagrégation
des habitudes construites par nos réflexes instinctifs.
Beaucoup s'attachent aux usages,
(ils confondent l'amour et l'attachement)
jaloux de préserver les traditions du clan.
Les coutumes résistent parce que chacun a peur
de s'anéantir en cas de changement
(«je ne veux pas me vider de moi-même»
(voir: FRUIT DEFENDU)
comme si les âmes étaient contenues dans des corps-récipients:
«je redoute de perdre mes caractéristiques»).
(le primitif oublie que le « je suis » est qualitatif)
On ignore cependant que l'attachement obscurcit la conscience
(«nos ancêtres ont toujours fait comme ça»),
cette MAUVAISE FOI empêchant de s'élever à la transcendance.
Or l'esprit supérieur devra, au contraire,
faire émerger la vérité de toute BONNE FOI
en vue de nous ouvrir à une réalité plus vaste:
(voir: PLATON)
il s'efforcera donc d'élucider nos difficultés
Il est possible de
“Par le Moi (le «Je Suis universel»)
méditer en se concentrant sur le centre de l'être (le noyau fondamental)
tu dois délivrer le moi («l'ego»)” (Bhagavad-Gîtâ, VI, 5) en vue de faire taire l'ego (superficiel).
en grattant toutes ces "couches de peintures"
pour accéder sincèrement au cœur des problèmes,
enfouis dans l'oubli de les résoudre.
Car ces strates recouvrent un noyau central
dont elles altèrent le souffle cohérent,
si bien qu'on ignore souvent ce relais divin:
De nos jours, de grands efforts sont nécessaires pour développer les facultés spirituelles
qui permettent d'en vérifier l'existence.
(voir: Shrî AUROBINDO)
Le détachement favorise les dons spirituels
<<< NB
Mais nos automatismes se sont tellement renforcés - inconsciemment -
depuis l'époque où ils se sont forgés en nous-mêmes
que nous nous heurtons à leur forte réticence machinale:
(«Pourquoi se prendre la tête?»)
Cette réaction immature tente de préserver sa pseudo-cohérence,
qui s'accroche aux croyances de la petite enfance, auxquelles nous sommes attachés.
Lorsqu'on est sévère avec soi-même
tandis que notre raison supérieure s'oppose aux caprices de nos instincts,
il n'est guère possible d'être heureux,
on vit «sous tension» et on se rend malade
parce qu'on souffre de ce conflit intérieur.
Mais à l'opposé, si on se laisse aller
à donner satisfaction à tous les désirs primitifs
(«fais ce qui te plaît»)
on ne progresse pas, on n'opère aucune transformation intérieure.
Nous devons donc opter pour une conduite intermédiaire raisonnable
de façon à donner un sens à notre existence
sans aller jusqu'à se mortifier pour contrer les forces instinctives chaotiques.
Or par réflexe d'ATTACHEMENT, chaque mécontentement égoïste
se greffe sur les émotions antérieures
(voir: ATTACHEMENT)
et les entraîne à «se muscler» davantage
en nous faisant croire à un apaisement
(«je suis en paix avec moi-même»)
qui conduirait à la guérison:
«exprime tes émotions».
Or cette auto-satisfaction du moi - cette ambition égotique -
ne fait qu'amplifier ses caprices colériques
en imaginant que ses révoltes apportent un progrès
(«j'ai repris le dessus») encore l'avoir!
parce que leur mécontentement semble provisoirement soulagé
et leur agressivité apaisée.
(«Avec la force de ma colère qui désapprouve les autres,
je suis capable de dominer et d'imposer ma vérité...»)
Mais en réalité, cette habitude malsaine va renforcer
(et non pas dissoudre)
(voir: VIOLENCE)
le laisser-aller vers toujours plus de tyrannie, plus de violence, et plus de MAUVAISE FOI,
puisqu'on «donne raison» à une illusion chaotique:
(«s'exprimer» ne suffit pas)
inconscients du principe existentiel qui les relie à TOUT,
nos mécanismes-réflexes ne voient pas
qu'une "vérité" séparée de l'uni-vers ne peut qu'être fausse,
puisque cet égoïsme renie la cohérence universelle
de notre principe d'origine.
(voir: PRINCIPE)
On peut l'observer chez les enfants livrés à eux-mêmes dans certains quartiers.
Repliés sur eux-mêmes
(dans un semblant de logique
qui veut «sauver la face»)
les instincts tentent une manoeuvre colérique
justifiant leur survie égoïste
en établissant jalousement leur pseudo-vérité fermée à l'uni-vers.
Malheureusement, l'attachement aux idées reçues
les emprisonne* dans l'insensé
des pensées qui stagnent à la surface des apparences,
(voir: LIBERTE)
sans évoluer ni dans un sens, ni dans un autre.
(voir:LA VRAIE VIE)
Il arrive même qu'on se justifie en expliquant:
«je suis nul» alors «c'est normal si j'échoue»
ce qui revient à déclarer:
«donc j'ai raison... d'avoir tort!»
et de se complaire dans cette situation
(«je suis en accord avec moi-même»)
pour ne pas démentir les croyances d'une enfance malmenée.
Mais le réflexe jaloux de l'être primitif
(«AVOIR c'est pouvoir»)
aime plutôt se sentir fort du pouvoir de donner
(et d'être méritant);
or il est souvent gêné de recevoir
(il craint généralement d'avoir l'air démuni)
comme si cela prouvait ses manques et sa faiblesse...
(voir:KHALIL GIBRAN)
puisqu'il voudrait tout dominer
pour maîtriser ses repères.
En définitive, son rapport à l'autre est intéressé:
(«je compte sur toi» veut dire «je te manipule, par calcul»).
Impuissant à changer sa propre vie,
il veut du pouvoir sur les autres,
au lieu de consentir de bonne foi à l'uni-vers détaché.
Or les contraintes exercées par les uns
empêchent les autres d'exprimer leur vérité profonde.
(voir: MONDIALISATION)
Les forces primitives s'imaginent bien souvent
qu'en se montrant méchant, on démontre sa force,
et que cette manière de s'affirmer permettra d'aller mieux
grâce à la sensation de puissance qu'elle va susciter
(c-à-d grâce au sentiment «d'en imposer» aux yeux d'autrui,
« il a fait fort »
même si cette impression n'est qu'un jeu de rôle illusoire.)
les délinquants applaudissent les plus infâmes
<
Rares sont ceux qui s'avisent d'un raisonnement beaucoup plus sain
qui consiste à vouloir perfectionner son être et fournir des efforts
dans le sens de l'amour, la bonté, la bienveillance,
en vue d'accéder à la force de la vertu détachée.
Le primitif (qui survit en nous) en arrive à certains moments
à s'opposer pour «se démarquer» avec ostentation
(«non, moi je...» déclarait souvent Gérard Miller, par automatisme,
(ce dernier s'est maintenant corrigé)
comme s'il était nécessaire de commencer par dire «non» pour s'exprimer...)
Généralement, au lieu de répondre simplement au téléphone,
il déclare «je la prends tout de suite...», car il veut posséder!
Et quand il désire se doucher, il déclare «je vais prendre une douche»...
Et comme si ça ne suffisait pas, il ajoute souvent:
«je prends MA douche!...» parce que l'instinct est très possessif:
on voit bien qu' il se polarise sur l'avoir en permanence
et qu'il en résulte des automatismes erronés, ce qui obscurcit la conscience.
Or les instincts souffrent d'une multitude de déchirements intérieurs
(«ainsi, leurs superstitions sont devenues des voiles
entre eux et leur propre cœur» - Bahá'u'lláh)
et pour se libérer de cette torture chaotique qu'on s'inflige à soi-même,
certaines tendances primitives se révoltent,
elles se métamorphosent en se retournant comme un gant:
Exemple: «moi j'appartiens à la clique de ceux qui portent tel ou tel uniforme...»
[puisque, pour l'instinct, l'être n'est qu'avoir et appartenance,
ce qui le conduit de surcroît à s'imaginer qu'on pourrait «posséder du regard»
puiqu'il vit toujours dans l'illusion des apparences superficielles,]
au point de s'identifier à sa mascarade défensive
à force de redouter la «vérité toute nue»...
«J'ai l'impression qu'on me mange* du regard»!
(voir: FRUIT DEFENDU)
remarque >>>
«Maintenant je prends l'initiative, donc je ne serai plus victime,
je transforme ma pudeur en exhibitionnisme, et ma timidité devient arrogance».
«Mon voile était un bouclier, je vais en faire une arme».
Quand l'esprit se met au service des forces instinctives,
l'authenticité* devient impossible:
(note 3)
la ruse remplace l'intelligence,
remarque >>>
- on ignore alors le lien entre Raison, cohérence, et sincérité -
parce que les réflexes (inconscients) confondent l'être et l'avoir.
(«Ce que tu as, je ne l'ai pas» donc
«ce que tu es, je ne peux pas l'être»).
La personne (tributaire de cette illusion) n'est plus digne de foi.
Les mêmes vertus sont pourtant accessibles à tous,
sans problème de partage,
mais les instincts n'en savent rien:
ils constituent en nous un ego séparé du TOUT universel
Il ne voient pas que l'intelligence véritable va dans le sens de la cohérence universelle,
laquelle permet d'harmoniser tous les êtres dans le détachement.
remarque >>>
Ils redoutent de se sentir exclus de la vie, ce qui les rend envieux.
Ignorant la cohérence de leur Cause Première,
leurs appétits chaotiques morcellent la conscience:
ce danger explique l'importance du
«fruit défendu» lien vers le chapitre: LE FRUIT DEFENDU
car il en résulte un égoïsme qui oppose jalousement
le moi et le non-moi,
dans un contexte où même les prêtres parfois perdent la foi.
Dans ces conditions, rares sont ceux qui s'avèrent capables
de purifier leur être au point de manifester des facultés spirituelles remarquables.
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Comme s'il suffisait de faire trois tours de piste à titre d'exercice
pour être en mesure de se présenter aux jeux olympiques...
certains s'imaginent qu'après quelques essais infructueux,
on peut se prétendre compétent pour déclarer
que «tout ça, ça n'existe pas, car la prière, ça ne marche pas»!
|
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Les facultés spirituelles dépendent de la profondeur de la sincérité.
Mais l'égoïste est superficiel:
il ignore tout des incohérences de son inconscient,
c-à-d des barrières qu'il a établies en lui-même,
et qui le séparent de l'uni-vers authentique.
remarque >>>
Ignorant les potentialités vertueuses de sa source profonde,
l'égoïste primitif ne voue plus aucun respect à sa Vérité d'origine.
Il n'est pas étonnant de voir la délinquance des jeunes se développer
quand leurs parents sont eux-mêmes des mécontents, voire des révoltés:
les mauvaises pensées surgissent de partout dans une société qui confond l'être et l'avoir:
500 multinationales contrôlent 52 % du produit mondial brut en 2007.
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*Notes:
(1) Selon Schopenhauer, le «vouloir-vivre» dirige notre vie
(souvent d'une façon écervelée). Le croyant remarquera
(voir: Shrî Aurobindo)
que cette fonction naturelle manifeste un pouvoir formidable, notamment chez certains animaux.
Par exemple, le corps d'une salamandre peut se régénérer «miraculeusement»:
(lire Axel KAHN)
un membre coupé ou un cœur à moitié endommagé sont capables de se reconstruire d'eux-mêmes.
Et chez l'homme, le foie y parvient également, et l'on a même déjà observé
que la main d'un très jeune enfant peut le faire aussi exceptionnellement.
(voir: GENESE)
Face à ces phénomènes extraordinaires, (cf Spinoza)
La Bible nous promet la vie éternelle
la raison seule ne nous confère pas la puissance d'agir
que nous procurent les sentiments.
Or l'ego persévère... dans l'espoir de maîtriser ce genre de pouvoir
«je ne fais pas le bien que je veux» (Romains 7-19)
mais sans comprendre qu'il s'oppose ainsi lui-même à cette faculté,
(voir: EGOISME)
car il empêche l'harmonisation de nos différentes couches de conscience.
retour 1
(2) Boulimie: Quand notre aspiration à la cohérence demeure insatisfaite,
cela produit une sensation de manque d'amour.
Ce désir affectif se greffe souvent sur le besoin de nourriture
en confondant l'être et l'avoir à l'âge du nourrisson.
(voir: FRUIT DEFENDU)
Or l'amour véritable exige le détachement,
« je suis par la chair esclave de la loi du péché» (La Bible, Romains, 7-25)
<
et non pas cette dépendance conflictuelle qui nous piège.
Les conséquences esthétiques («je veux plaire pour être aimé/e»)
conduisent les boulimiques à se faire vomir pour tenter de «gérer le problème»
(c-à-d pour maîtriser leur cohérence): «je vais dominer la situation».
Mais cette stratégie les emprisonne encore plus dans l'artifice
puisqu'une telle attitude confirme et renforce leur enchaînement
« Quels fruits portiez-vous alors?
avec un cercle vicieux qui les culpabilise
Des fruits dont vous rougissez aujourd'hui.» (La Bible, Romains 6-21)
(«je n'accède pas à l'authenticité, donc je me trahis moi-même»).
remarque >>>
De leur côté, parce qu'ils souffrent de s'être sentis manipulés,
les anorexiques retournent la situation:
en contrôlant toute absorbsion d'aliment,
ils se révoltent contre la vie et contre cet asservissement nutritionnel
(«je vais prendre le pouvoir au lieu de subir ce chantage affectif»).
Mais cet état d'esprit ne suffit pas pour résoudre le problème...
Car la compensation nutritive démasquée est alors ressentie vivement
comme une (lourde!) faute: «j'ai faim parce que je manque d'affection,
or ce manque révèle que je ne suis pas aimable».
(La surprotection accentue cette difficulté en laissant des traces profondes:
quand les adultes veulent aider un enfant qui devrait se
débrouiller tout seul - notamment pour manger -
c'est comme un message qui dirait «espèce d'incapable!»)
- «Donc je ne vaux rien.»
“Elève les êtres, nourris-les
Sans chercher à les asservir.”
(Dao De Jing / Tao Te King - ch 10)
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Normalement, quand on aime son corps, on en prend soin
et on l'alimente sainement:
«mais il faut le mériter» - pense inconsciemment l'anorexique aveuglé/e -
«or ce n'est pas mon cas: moi, quand je mange,
cela prouve que je suis détestable»,
(l'inconscient ignore que l'amour véritable est un don gratuit, c-à-d inconditionnel,
et non pas une récompense dépendant du mérite;
de ce fait les parents manipulent leurs enfants, en considérant l'amour comme un plaisir qui s'achète
(«on a tout fait pour lui/pour elle» «il/elle devrait nous faire plaisir par reconnaissance»)
ils les culpabilisent souvent tout en exerçant un chantage sans s'en apercevoir,
voire parfois volontairement: «Tu seras privée de dessert, je ne t'aime plus, vilaine...»).
Finalement «je me trahis moi-même» constate la victime prisonnière de ses conflits intimes,
«je suis fautif/fautive: chaque fois que je mange, c'en est la preuve»
donc «j'ai raison d'être malheureux/malheureuse» car c'est désespérant.
Bien entendu, d'autres scénarios sont possibles.
Remarque:
Les prétendus "saints" et "saintes" qui se mortifient ne sont pas authentiques,
puisqu'ils sont en conflit avec eux-mêmes.
Ces personnes déchirées cherchent à combattre une autre partie d'elles-mêmes
pour «avoir le dessus» en réprimant leur corps physique.
Cet état d'esprit risque d'entretenir leur division intérieure
en «musclant» la tendance à se détester soi-même.
En revanche, un être authentique accède à la maîtrise de soi
en ne manifestant que de la bonté et de la bienveillance
à l'égard de son propre corps et du monde matériel en général:
son but est de perfectionner la tendance à la cohérence,
donc à l'amour universel.
A noter qu'on parvient de nos jours à dissoudre certains "gui" décrits par la médecine antique chinoise
ainsi que les processus de possession, en ayant recours à des impulsions électriques
comme celles produites par certains appareils anti-douleurs
(voir: RESPECT)
ou par les dispositifs destinés à se muscler sans effort de volonté.
retour 2
(3) authentique: étymol. "qui se détermine de (par) sa propre autorité".
(et non pas sous l'emprise des réflexes instinctifs).
Ne pas confondre la franchise et la sincérité:
Un être sincère s'efforce d'être détaché à l'égard des automatismes primitifs.
Ainsi le croyant se doit d'être consciemment cohérent,
donc de ne pas être divisé (pas de conflit intérieur) :
c-à-d qu'il doit harmoniser toutes les couches de sa conscience,
travailler sur lui-même jusqu'à devenir (spontanément) authentique.
retour 3
On voit bien ici toutes les complications
qui résultent de l'attachement au fruit défendu,
- lequel découle de la confusion entre l'être et l'avoir -,
parce qu'alors les instincts pensent la vie et l'amour
en termes de marchandage.
remarque >>>
En revanche, l'amour authentique exprime sincèrement sa propre cohérence
dans le détachement.
Nous sentons bien au fond de nous que
(voir: PRINCIPE)
l'enjeu d'une existence authentique,
c'est de manifester la
cohérence essentielle
de notre Cause Première.
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