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CLONAGE
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L'enfant fruit-d'amour représente
la signification authentique de l'uni-vers:
il porte en lui-même la cohérence essentielle de l'unité transcendante,
cette signature sans laquelle l'existence n'aurait plus de sens.
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En revanche, vouloir produire un enfant cloné pour se faire plaisir
-dans la stagnation insensée d'une conscience égoïste qui perpétue ses caractéristiques humaines-
c'est exprimer un désir émanant d'un esprit immature,
dont les idées factices* s'opposent à cette
transcendance de l'uni-vers.
(notes)
Cette fatuité découle de la confusion entre l'être et l'avoir.
L'instinct
s'attache à maintenir l'existence du moi
parce qu'il craint de manquer de vie (donc de ne pas suffire à lui-même)
comme si sa qualité d'être n'était qu'une affaire de quantité.
(voir: FRUIT DEFENDU 1)
Il voudrait donc se soustraire à la diversité créative (nécessaire au renouveau)
pour ajouter encore à ce qu'il a déjà été un certain "plus de soi-même".
Engoncé dans l'ambition égoïste d'une pseudo-vie éternelle
avide de supplanter la fécondité de son
immanence naturelle,
il s'enferme dans un désespoir sectaire qui renie l'amour généreux de l'uni-vers.
Si cette envie (primitive) de se répliquer (physiquement) soi-même
tend à empêcher le foisonnement de la multiplicité créative
nécessaire au progrès de l'humanité,
c'est à cause de son aveuglement égocentrique qui s'enlise dans la vanité
en recherchant un plaisir insensé,
à la manière d'un bambin qui demande qu'on lui raconte toujours la même fable
pour avoir l'impression de maîtriser les repères de sa cohérence fragile.
(voir: FRUIT DEFENDU 2)
Or l'enfant naturel perçoit intuitivement sa signification, riche d'espérance
parce qu'elle est cohérente à l'égard de l'essence de l'uni-vers:
«Ma vie est la manifestation authentique de l'amour de mes parents».
Mais séparé de cet uni-vers par un artifice égoïste, le clone devra se dire:
«Je représente un "moi" figé par sa vanité».
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SUITE:
AMOUR ET CONSCIENCE
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Notes:
Une conscience stagnante ne s'oriente ni dans un sens, ni dans un autre.
Elle reste figée, donc elle n'a pas de sens puisqu'elle ne progresse pas.
(voir: VRAIE VIE)
Malheureusement, l'attachement tortueux risque alors de dériver en ivresse de puissance:
Science sans conscience n'est que ruine de l'âme, parce qu'
elle s'oppose à l'authenticité.
La conscience droite est bien plus qu'une affaire de mémoire comparable à un réservoir
(cf: Bergson):
la médecine antique chinoise montre et prouve les interactions entre nos organes et notre âme
(en considérant que le mot "âme" désigne les qualités psychologiques de chaque entité).
Quand on est de bonne foi, on peut conduire des expériences reproductibles pour le vérifier,
contrairement à ce qu'affirment certaines personnes sans compétence à ce sujet.
Le croyant peut donc se fonder sur cette science antique qui confère un juste sens à l'existence.
Voir aussi Descartes, qui distingue les idées innée,
factice, et adventice (qu'on reçoit des sens).
Selon lui, la volonté est la faculté de base, malgré nos imperfections actuelles:
faute de mieux (nous ne saurons jamais tout et ne pourrons jamais tout à fait bien juger)
c'est la morale du bien vouloir (désirer l'impossible, ça nous rend malheureux).
Descartes nous invite à fortifier l'esprit (pour qu'il gouverne correctement le corps et ses passions).
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R E P E R T O I R E
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