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LE MIRACLE DU BÁB
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De 1844 à 1863, des Persans issus de toute les classes sociales
ont été emportés dans un tourbillon d'espoir et d'enthousiasme
suscité par l'annonce faite par le «Báb», c-à-d en français «la Porte»:
Ce jeune homme de 25 ans déclara représenter le seuil d'une nouvelle aube,
la porte par laquelle arriverait bientôt le messager universel de Dieu,
«la Gloire de Dieu», BAHÁ'U'LLÁH (cf «la Gloire de l'Eternel» dans la Bible).
Cette prophétie (du 23 mai 1844) se réalisera en 1863.
En attendant son accomplissement, de nombreux adeptes
s'étaient rassemblés sous le nom de bábís (à savoir: le babisme)
mais ils furent persécutés par les autorités religieuses de l'époque,
qui décidèrent de la mise à mort du Báb
le 9 juillet 1850, dans la cour de la caserne de Tabriz.
Environ 10 000 personnes s'étaient massées sur les toits
des bâtiments et des maisons autour de cette cour.
Le Báb et un jeune disciple étaient suspendus par deux cordes contre un mur.
Un régiment d'environ 750 soldats arméniens, disposés en trois rangées de 250 hommes,
ouvrirent le feu à trois reprises.
La fumée de la fusillade était si dense, rapporte-t-on,
que le ciel était noir et la cour plongée dans l'obscurité.
Comme en témoignent les archives du ministère des Affaires étrangères britannique,
lorsque la fumée fut dissipée, le Báb avait disparu.
Son compagnon se tenait là, indemne, épargné par les balles.
Les cordes auxquelles ils avaient été attachés n'étaient plus que des lambeaux.
Le Báb fut retrouvé dans sa cellule, donnant des instructions
à l'un de ses adeptes.
Or précédemment, au lever du jour,
quand les gardes étaient venus le chercher pour l'éxécution,
il leur avait dit qu'aucune «puissance terrestre» ne pourrait le réduire au silence
avant qu'il n'ait dit ce qu'il avait à dire.
Lorsque les gardes vinrent le chercher pour la 2° fois,
il leur déclara: «Vous pouvez maintenant accomplir votre besogne».
Le Báb et son compagnon furent à nouveau conduits devant le peloton d'exécution,
mais les Arméniens refusant de tirer une seconde fois,
cette tâche fut confiée à des musulmans.
Les deux hommes s'effondrèrent, seuls leurs visages restèrent intacts.
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